J'en ai trop pris.
J'écris parce que,
Le monde vit par nos croyances.
Il m'en faudrait plus encore,
Encore juste, un peu plus.
Pour sentir le vent par la fenêtre...Voir à travers les murs.
Confirmer ces présences...
Un groupe d'hommes.
Oui, c'est ça, des hommes et des femmes obsédés par le sexe.
"Une femme faisait passer un serpent bleu par ses narines pour le recracher par la bouche.
Des milliers de prostituées essayaient de m'attirer avec des signes de la main derrière une porte grillagée."
La nuit semble paisible.
Et le ciel étoilé, cherche à dominer les lumières de la ville.
Je pensais qu'il y aurait plus de monde.
C'est quasiment désert.
J'ai une image absurde de cette ville à quatre pattes, et du ciel qui lui tire les cheveux.
Mes pensées sont troublées par le surplus d'hallucinogènes dans mon sang.
Je m'éloigne, je me perds,
Dans des draps noirs tandis que les sirènes de police hurlent.
Ou ce sont les cris alentour,
Orgasmes, terreur.
Je suis le seul qui s'y connait en orgasme.
"Dans le hall qui suivait l'entrée, il y avait une immense statue d'un
bouddha en or.
Une femme blanche ensevelie sous un tapis d'orchidées s'est soudain relevée.
Je lui ai demandé un verre d'eau.
La femme a traversé la demeure et m'a indiqué l'endroit où se trouvait le puits."
C'est tellement bon, de glisser sans attache...
De voir enfin la musique.
— Vous avez couché avec cette femme.
— Je l'ai prise par derrière.
— Par les fesses ?
— Oui.
— Vous avez fait autre chose ?
— Oui, pas seulement l'amour. Du ski, de la moto, des promenades, toutes sortes de choses.
Les gens parlent trop fort dans les chambres alentour.
Il faudrait les tuer,
Ou prendre les yeux de toutes ces personnes et les faire glisser sur la fenêtre.
La première sera pour lui, pour toi aussi.
Ces deux gardiens de la porte,
Je suis sur qu'en privée ils pratiquent l' irrumation mutuellement.
J'aurais presque été voir ça, si mon appartement ne tournait pas autour de moi.
Les murs tremblent.
Il y a des pleurs à présent.
Le son était planant comme une explosion de chaleur dans l'Univers
C'est de cela qu'il faut parler.
De visions, de Dieu, de vérité, du corps parfait de mon bébé,
Des crimes et de sa propre justice.
Bercé par le chant de la Terre, et les voies lointaines de toute la galaxie.
L'odeur de sang me parvint, mêlé a un parfum discret.
Tout me fait frémir.
La chanson est la même depuis deux heures, peut être deux jours.
Des râles de fétichistes enregistrés, mixés.
Moi je ne prête aucune attention à aujourd'hui,
Je ne fais que revivre mes dernières nuits,
Perdu entre ces rêves ou je te fais mienne,
Et les cauchemars ou les mêmes questions se répètent.
Fuck your feelings.
Je chassent ces pervers dans le couloir,
Ainsi que les gardiens.
Ils ne correspondent pas à mon idéal esthétique.
Dernière cigarette.
La fumée s'élance doucement, et atteint le plafond blanc,
Illuminé par les spectres urbains.
J'ai regardé attentivement,
Chaque mouvement de cette brume toxique,
Je l'ai observée et aimée,
Jusqu'a ce qu'elle disparaisse elle aussi.